Le Robert Koch-Institut, un établissement fédéral allemand responsable du contrôle et de la lutte contre les épidémies, contribue à la mise en œuvre de ce partenariat.
Le Partenariat pour la sécurité sanitaire en Afrique (HSPA), dont la deuxième phase couvre la période entre 2025 et 2028, adopte, selon ses initiateurs, une approche de la surveillance collaborative reliant les secteurs de la santé et de la sécurité, et ce, pour réduire les risques biologiques et renforcer les systèmes de surveillance aux niveaux national et international.
Ce Partenariat est mis en œuvre par l’Institut Robert Koch (Robert Koch-Institut, RKI), un établissement fédéral allemand responsable du contrôle et de la lutte contre les épidémies, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les Centres africains de contrôle et de prévention et des maladies (Africa – CDC), une agence spécialisée de l’Union africaine (UA).
Le HSPA est, selon l’OMS, aligné sur les objectifs de sécurité sanitaire du Partenariat mondial contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes (GPWMD), un programme international piloté par le G7, et sur l’Initiative de signature pour l’atténuation des menaces biologiques en Afrique (SIMBA), lancée par le GPWMD.
La deuxième phase du Partenariat, financée par les gouvernements du Canada et du Royaume-Uni, est déployée dans sept pays membres de l’UA : Afrique du Sud, Gambie, Mali, Maroc, Namibie, Tunisie et Rwanda.
Conçu pour renforcer la surveillance des maladies et la veille épidémiologique en Afrique, le HSPA aide ces pays à renforcer leurs capacités en matière de gestion des risques biologiques, de surveillance basée sur les événements et sur les indicateurs, de surveillance génomique et de veille épidémique, précise l’OMS.
Il s’agit de permettre à ces pays de mieux détecter et confronter les menaces pour la santé publique, qu’elles soient naturelles, accidentelles ou délibérées, et d’encourager un leadership solide dans ce domaine, affirme l’agence onusienne spécialisée.
Cela passe par la formation, l’élaboration d’orientations, la cocréation de feuilles de route pour la mise en œuvre et une assistance technique concrète pour garantir que la mise en œuvre s’aligne sur les priorités des pays, s’intègre dans des systèmes nationaux plus vastes et s’inscrit dans une perspective de pérennisation, indique-t-on.
La première phase du HSPA, lancée en 2023, a été déployée dans six pays (Afrique du Sud, Gambie, Mali, Maroc, Namibie et Tunisie), rappelle-t-on.
Chaque année, l’Afrique fait face à plus de 100 épidémies, soit le plus grand nombre de situations d’urgence sanitaire dans le monde, d’après l’OMS.
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