Sous l’égide du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, l’Inspection régionale de la santé (IRS) de Boké a lancé hier, une campagne nationale gratuite de planification familiale dans la région.
Lors de la cérémonie d’ouverture, Aboubacar N’Diaye, président de la délégation spéciale de la Commune urbaine de Boké, a salué l’engagement de l’État guinéen et de ses partenaires, notamment le Projet « Droit à la santé sexuelle et reproductive » (DSSR), mis en œuvre par Expertise France avec le soutien financier de l’Agence Française de Développement (AFD).
Prenant la parole au nom de l’IRS, Dre Mamadou Binta a souligné que cette initiative représente une véritable opportunité pour les femmes souhaitant mieux gérer les naissances, en bénéficiant de conseils professionnels adaptés. La campagne se déroulera pendant 6 jours.
Elle a également exprimé la gratitude de l’IRS envers les autorités locales, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les équipes de terrain pour leur implication dans la promotion de la santé maternelle et infantile.
Des besoins toujours pressants
Les spécialistes rappellent que la planification familiale dépasse le cadre de la santé reproductive. Dans des zones comme Boké, marquées par l’activité minière, de nombreuses femmes rencontrent encore des obstacles majeurs : accès limité aux services, manque d’informations fiables, et résistances socioculturelles persistantes.
Mobilisation sur le terrain
Durant la campagne, des équipes seront déployées dans les districts sanitaires et les centres de santé pour sensibiliser les femmes et les jeunes filles à l’importance de la contraception.
Selon Dre Asmaou Diallo, représentante de l’UNFPA, environ 8300 femmes et filles en âge de procréer sont ciblées dans la région. L’objectif est d’atteindre l’ensemble de cette population grâce à une vaste opération de communication impliquant autorités, leaders communautaires, agents de santé et médias locaux.
Briser les tabous
Hadja Gnalen Condé, Directrice de Cabinet du Gouvernorat de Boké, a réaffirmé l’engagement des populations à soutenir cette campagne. Elle a insisté sur la nécessité de lever les barrières socioculturelles pour permettre à un plus grand nombre de femmes d’accéder librement à la contraception.
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