Les Nations unies appliquent une politique de tolérance zéro en matière d’exploitation et d’abus sexuels commis par les membres de leur personnel.
En République démocratique du Congo (RDC), l’émission radiophonique « Parler pour protéger » sensibilise la population congolaise à la prévention, à la compréhension et à la lutte contre les exploitations et les abus sexuels impliquant le personnel des Nations unies ou affiliés. Diffusée deux fois par mois, l’émission lancée en juillet est initiée par « Radio Okapi », la radio de l’ONU en RDC, et la section « Conduite et discipline » de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).
« Cette émission vise à sensibiliser les populations aux normes de conduite du personnel de la Mission, à promouvoir l’intégrité, le respect et la protection des communautés contre toute forme d’abus », a déclaré Pascale Gabriella Serra-Nga Gnii Voueto, chargée de communication de la section Conduite et discipline de la MONUSCO. « Elle encourage le signalement, la responsabilisation collective et met en lumière les efforts conjoints de tous les acteurs impliqués dans la prévention des abus », a-t-elle ajouté. Chaque numéro de « Parler pour protéger » aborde un thème spécifique lié à la lutte contre l’exploitation et les abus sexuels.
À travers des témoignages, des interviews d’experts et des explications accessibles, l’émission vise à informer, sensibiliser et encourager des changements de comportements, tant individuels que collectifs. En 2023, l’ONU a reçu 758 allégations d’exploitation et d’abus sexuels commis par son personnel, ainsi que par le personnel affilié et celui de partenaires.
La plupart des allégations, 90 pour cent, concernaient la MONUSCO, et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA). « L’exploitation et les abus sexuels violent tout ce que défend l’ONU », avait déclaré le Secrétaire général António Guterres.
dpa

























