Deux semaines après la déclaration officielle d’une nouvelle épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, le bilan s’alourdit. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé jeudi que 48 cas, confirmés ou probables, ont été recensés, dont 31 décès.
Depuis Genève, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a précisé lors d’une conférence de presse virtuelle que cette flambée constitue la première depuis trois ans dans le pays. Elle a été détectée début septembre dans la province du Kasaï, une région enclavée du centre du pays.
Le virus, endémique dans les forêts tropicales du Congo, peut rester latent chez les survivants et réapparaître des années plus tard. Il provoque des symptômes sévères tels que fièvre, douleurs musculaires et diarrhées, et se transmet par contact direct avec les fluides corporels.
Face à l’urgence, l’OMS a lancé une campagne de vaccination ciblée. Dimanche, les premières doses du vaccin Ervebo ont été administrées aux soignants en première ligne et aux personnes ayant été en contact avec des cas confirmés. Sur les 2 000 doses disponibles au niveau national, 400 ont été acheminées à Bulape, épicentre de l’épidémie.
L’organisation a également mobilisé des ressources logistiques importantes : plus de 14 tonnes de matériel médical ont été livrées, des spécialistes ont été déployés, et un centre de traitement a été installé, où 16 patients sont actuellement pris en charge. À ce jour, plus de 900 personnes ayant été en contact avec des malades sont suivies de près. Deux patients ont pu quitter l’hôpital mardi après leur guérison.
Parallèlement, les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont émis un avis sanitaire à l’attention des professionnels de santé et des laboratoires aux États-Unis. L’agence précise qu’aucun cas lié à cette épidémie n’a été détecté sur le sol américain ni ailleurs hors du Congo, et que le risque de propagation internationale reste faible à ce stade.
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