Les maladies tropicales négligées (MTN) touchent plus d’un milliard de personnes à travers le monde, dont 400 millions en Afrique, le continent le plus affecté.
Le « Centre de science des données » inauguré récemment par l’Institut Bernhard Nocht de médecine tropicale (BNITM) en Allemagne, va contribuer au maillage international de la recherche et au renforcement des capacités dans les pays du Sud, notamment en Afrique, a indiqué l’Institut.
Fondé en 1900 et situé à Hambourg, le BNITM est la plus grande institution allemande dédiée à la recherche, aux soins et à l’enseignement dans le domaine des maladies tropicales et infectieuses émergentes.
Il est également un leader international dans la manipulation des agents pathogènes hautement dangereux.
Les principales sections de recherche du BNITM sont le paludisme, les virus des fièvres hémorragiques, les maladies tropicales négligées (MTN), l’immunologie et l’épidémiologie.
Le nouveau Centre permettra de consolider les données de ces cinq sections, de les analyser grâce à des méthodes bio-informatiques innovantes et à l’intelligence artificielle (IA), et de les rendre accessibles à la communauté scientifique, a ajouté l’Institut qui combine recherche fondamentale, application clinique et coopération internationale.
« En mutualisant les données existantes et en les analysant grâce à de nouvelles approches bio-informatiques et d’IA, les chercheurs du BNITM et leurs partenaires africains pourront réaliser des avancées décisives », a-t-on souligné.
Les exemples vont de l’amélioration de la prévision de la propagation du paludisme au développement de nouveaux outils numériques de diagnostic, a-t-on ajouté.
Le BNITM entretient de nombreuses collaborations internationales, notamment en Afrique.
« Biologie numérique des infections »
Le professeur Thomas Otto, qui dirigera le nouveau département « Biologie numérique des infections » au Centre de science des données, dispose déjà d’une vaste expérience de collaboration avec des partenaires africains, a-t-on rappelé.
Ainsi, à l’Université du Ghana, aux côtés du professeur Gordon Akanzuwine Awandare, il a utilisé des méthodes innovantes d’apprentissage automatique et de transcriptomique pour mieux comprendre l’évolution de la maladie chez les patients atteints de paludisme.
Cette coopération étroite a permis de mener des recherches, d’assurer des formations et de renforcer les capacités directement dans une région où des maladies comme le paludisme et d’autres maladies infectieuses tropicales sont endémiques.
Le professeur Otto souhaite désormais s’appuyer sur cette collaboration fructueuse et renforcer les liens entre son nouveau département au BNITM et le Centre de recherche collaborative en médecine tropicale de Kumasi (KCCR) au Ghana, géré conjointement par le ministère ghanéen de la Santé et l’Université de Kumasi.
Les MTN touchent plus d’un milliard de personnes à travers le monde, dont 400 millions (soit 40 pour cent) en Afrique, le continent le plus affecté par ces maladies.
dpa

























