La commune de Matoto a accueilli hier le lancement officiel de la campagne de vaccination contre la rage, lors d’une cérémonie tenue à la mairie. L’événement, placé sous la présidence de l’autorité communale, a rassemblé les responsables de l’Agriculture et de l’Élevage du Grand Conakry ainsi que les chefs de quartier de Matoto.
Dans son discours d’ouverture, Moussa Diallo, président de la Délégation spéciale de Matoto, a salué la mobilisation des participants et souligné l’importance de cette initiative pour la santé publique. Il a rappelé que cette campagne s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, en faveur du bien-être des populations.



Le Docteur Samorö Oularé, représentant du Directeur national du Service vétérinaire, a mis en lumière les enjeux de cette opération. Il a rappelé que la Journée mondiale de lutte contre la rage, célébrée chaque 28 septembre en hommage à Louis Pasteur, vise à sensibiliser les citoyens sur les dangers de cette maladie virale, tout en promouvant la vaccination comme moyen de prévention efficace.
« Matoto a été choisie pour abriter les activités de Conakry en raison des cas récents de rage canine enregistrés dans la commune. Ce choix stratégique vise à renforcer la couverture vaccinale dans les zones les plus vulnérables », a-t-il précisé.
Sur le plan épidémiologique, le Dr Oularé a révélé que la rage provoque environ 59 000 décès humains chaque année dans le monde, dont plus de 21 000 en Afrique. Il a indiqué que 95 % des cas sont liés à des morsures de chiens non vaccinés, et que les enfants de moins de 15 ans représentent près de 40 % des victimes. En Guinée, près de 1 500 cas de morsures ont été recensés au premier semestre 2025, dont une majorité imputée à des chiens errants.
Madame Bambé Soumah, Directrice communale de l’Agriculture et de l’Élevage de Matoto, s’est félicitée du choix de sa commune pour cette campagne. Elle a exprimé sa reconnaissance envers les autorités pour leur engagement en faveur de la santé animale et humaine. Elle a également exhorté les professionnels de santé, les vétérinaires et les leaders communautaires à intensifier leurs efforts pour atteindre l’objectif fixé par l’Organisation mondiale de la santé : zéro décès humain dû à la rage d’ici 2030.
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