L’agence de santé publique de l’Union africaine peut désormais recevoir et gérer directement les fonds britanniques, sans passer par des intermédiaires.
À l’issue d’un processus rigoureux d’évaluation baptisé « Due Diligence Assessment », le Royaume-Uni a donné son feu vert à un cadre de financement direct pour Africa CDC. Cette décision, saluée par l’agence, témoigne de la confiance du gouvernement britannique dans ses mécanismes de gouvernance et de gestion financière. Elle marque également une étape importante dans la coopération entre les deux entités, dans le sillage des réformes institutionnelles lancées par Africa CDC depuis 2023.
L’agence met en avant sa conformité avec les normes financières de l’Union africaine, la nomination d’experts de haut niveau, ainsi que la mise en place d’un Bureau de contrôle interne. Les réformes entreprises couvrent également les politiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG), la gestion des risques et la lutte contre la fraude. Validées par des audits indépendants, ces transformations ont renforcé la capacité d’Africa CDC à gérer des fonds de manière autonome, responsable et transparente. Autrefois dépendante de partenaires d’exécution, l’agence est désormais reconnue comme un acteur continental capable de piloter directement des financements majeurs.
L’approbation britannique s’ajoute à celle d’autres partenaires internationaux, tels que la Banque mondiale, Gavi et l’Union européenne, qui ont déjà confié à Africa CDC la gestion directe de programmes de santé d’envergure.
Grâce à ce nouveau cadre, les ressources financières pourront être déployées plus rapidement et efficacement, « directement là où elles sont le plus nécessaires : les États membres et leurs communautés », affirme l’agence. Pour Jean Kaseya, directeur général d’Africa CDC, cette reconnaissance consacre les efforts de réforme engagés et positionne l’institution comme un gestionnaire fiable et stratégique pour la sécurité sanitaire du continent.
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