Un différend foncier a déclenché un conflit ethnique dans cette région du Ghana, causant des affrontements meurtriers et une forte pression sur les services de santé déjà fragiles.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a fait don de fournitures médicales d’urgence afin de soutenir les services de santé dans la région de Savannah, au Ghana, affectée par un conflit interethnique survenu fin août. Le don inclut des médicaments essentiels, des consommables et du matériel de base pour maintenir les services de santé de routine et d’urgence dans les zones touchées. Le conflit a déjà causé 31 morts, des centaines de blessés et 50 000 déplacés.
Ces fournitures visent à combler les lacunes immédiates dans les soins, à réduire les souffrances et à prévenir les pertes de vies. Elles interviennent à un moment critique offrant aux soignants en première ligne une « bouée de sauvetage » pour poursuivre leur mission dans un contexte précaire. Les districts de Sawla-Tuna-Kalba et de Bole figurent parmi les plus touchés. La hausse des blessures, traumatismes et déplacements a fortement accru la pression sur les établissements de santé déjà fragiles, incapables de répondre à la demande soudaine en médicaments, fournitures essentielles et soins d’urgence.
Les crises humanitaires pèsent toujours sur les systèmes de santé
Lors des crises humanitaires, les systèmes de santé sont parmi les plus vulnérables, a souligné l’OMS. Les ruptures de médicaments, les chaînes d’approvisionnement perturbées et la surcharge des structures peuvent vite entraîner des pertes de vies évitables parmi les enfants, les femmes enceintes et les malades chroniques.
Les violences ont éclaté le 24 août dans le village de Gbiniyri, district de Sawla-Tuna-Kalba. Elles auraient été provoquées par la vente contestée d’une parcelle de terre à un promoteur privé par un chef local, sans accord communautaire, ravivant d’anciennes tensions foncières. Une série d’affrontements a embrasé la région de Savannah, au nord-ouest du Ghana, proche de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Cet épisode compte parmi les plus graves manifestations de tension dans cette zone frontalière fragile.
dpa

























