Hier lundi, lors de la plénière consacrée à l’examen du volet dépenses de la loi de finances rectificative 2025, le Conseil National de la Transition (CNT) a tiré la sonnette d’alarme sur l’état critique des infrastructures sanitaires du pays. L’Hôpital National Ignace-Deen, l’un des plus anciens établissements hospitaliers de Guinée, concentre les inquiétudes.
Un constat alarmant
Dans un rapport présenté par la commission du Plan, des Affaires financières et du Contrôle budgétaire, les conseillers dressent un état des lieux sans équivoque :
– Les hôpitaux manquent cruellement de matériel médical.
– Les besoins urgents concernent notamment les ambulances médicalisées, les corbillards, les scanners et les radios numériques.
Ignace-Deen apparaît comme le symbole de cette dégradation. Plusieurs services – morgue, réanimation, urgences – sont décrits comme délabrés et dépourvus d’équipements spécialisés.
Aucun scanner disponible
Le rapport souligne un fait particulièrement préoccupant : l’hôpital ne dispose d’aucun scanner, pourtant indispensable au diagnostic de nombreuses pathologies.
Bien que le ministère de la Santé ait annoncé dès 2022 l’inscription d’Ignace-Deen dans un programme de rénovation, aucune avancée significative n’a été constatée depuis quatre ans. Une situation jugée « inadmissible » par les conseillers, alors que les pertes en vies humaines se multiplient.
Des mesures exigées
Face à cette urgence, le CNT appelle à des actions rapides :
– Élaboration immédiate d’un plan de rénovation et d’équipement des services prioritaires.
– Mise en œuvre des mesures dès le premier trimestre 2026 grâce aux prévisions budgétaires déjà arrêtées.
Le Conseil invite le ministre du Budget et celui de la Santé à accorder une attention particulière à ces recommandations et à garantir leur application effective.
AT

























