Lors de sa prise de parole, la nouvelle ministre du Commerce et de l’Industrie, Fatima Camara, a d’abord remercié le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, pour la confiance renouvelée à son égard, avant de marteler : « On ne construit pas une industrie forte sans marché, et on ne développe pas un commerce moderne sans une production nationale compétitive. Les priorités sont claires : faire de l’industrie et du commerce le premier pilier de ce programme national afin de créer de la valeur ajoutée et des emplois. »
En matière de maîtrise des coûts, elle a rappelé que l’objectif aujourd’hui est de contrôler les dépenses et de garantir la qualité des produits pour soulager les ménages. Elle a ajouté : « Nous veillerons à instaurer un dialogue public-privé permanent. C’est pourquoi nous allons collaborer avec la Chambre de Commerce et le Patronat pour faire avancer les choses. Nous nous appuierons également sur le levier numérique afin de moderniser l’administration sectorielle. »

Selon elle, « Le rapprochement de l’industrie et du commerce au sein d’un même département est un choix fort voulu par le président de la République. C’est un choix d’efficacité, car on ne construit pas une industrie forte sans marché, et on ne développe pas un commerce moderne sans une production nationale compétitive. »
Elle a poursuivi : « Notre mission est de relier toute la chaîne de valeur, de la transformation à la distribution, de l’investissement à l’exportation, dans l’intérêt général, la protection du consommateur et la consolidation du climat des affaires. Cette mission est d’autant plus importante que l’industrie et le commerce constituent le premier pilier du programme Simandou 2040. »
Plus loin, Mme la ministre a déclaré : « Cela nous engage et nous oblige à des résultats visibles : plus de valeur ajoutée en Guinée, plus d’emplois pour notre jeunesse, plus de productivité et une économie mieux organisée, capable de s’imposer dans la région et sur le continent. Je mesure les attentes, mais aussi les difficultés que rencontrent nos entreprises et nos ménages : les coûts, l’accès au financement, la logistique, les procédures, la concurrence et surtout le panier de la ménagère. »
Elle a précisé que les priorités identifiées sont claires :
– Accélérer la transformation industrielle et la création d’emplois,
– Moderniser le commerce et sécuriser un marché sain,
– Maîtriser les coûts tout en garantissant la qualité des produits,
– Réduire les délais et instaurer un dialogue permanent entre la Chambre de Commerce et le Patronat.
Enfin, elle a souligné que la réussite de cette mission dépend aussi de la gouvernance interne : « L’État doit être clair, fiable et constant. Les décisions doivent être motivées, les délais respectés et les responsabilités assumées. »
Pour conclure, Mme la ministre a promis de se rendre sur le terrain dès la semaine prochaine afin d’écouter, comprendre et agir.
Par Aboubacar II Sylla – 626 00 74 79

























