La ministre du Commerce et de l’Industrie, Fatima Camara, accompagnée d’une importante délégation de son cabinet, a entamé ce matin une série de visites dans les entrepôts de Conakry. Sur place, elle s’est dite très satisfaite et a rappelé qu’un protocole d’entente a été signé entre le ministère, la Douane et la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat.
« Le but de notre visite est de rencontrer les grands importateurs afin de nous assurer que les denrées de grande consommation sont disponibles et que les stocks seront acheminés vers l’intérieur du pays. L’importateur que nous avons rencontré ce matin est déjà en train d’acheminer du sucre vers l’intérieur. L’économie du marché repose sur la libre concurrence, mais ce protocole d’entente nous permet d’encadrer afin que cela ne pèse pas trop sur les ménages. Les prix plafonds fixés permettent de limiter les excès », a déclaré la ministre.

Concernant ces prix plafonds, le directeur national du Commerce intérieur et de la Concurrence (DNCIC) a également exprimé sa satisfaction. Il a souligné que cette visite vise à s’assurer que les stocks disponibles soient distribués dans toutes les préfectures du pays.
« Le prix plafond est un mécanisme de régulation destiné à protéger le pouvoir d’achat des consommateurs. Cela ne signifie pas que le prix indiqué est obligatoire comme prix de vente. Dans la plupart des marchés, les prix pratiqués sont souvent en dessous de ce plafond », a-t-il précisé.

Selon lui, l’objectif du département est de garantir que, malgré d’éventuelles augmentations fantaisistes, les prix fixés ne soient pas dépassés. « Une fois franchi, cela constitue une infraction. Nous avons calculé l’ensemble des charges des opérateurs, pris en compte le revenu des ménages et convenu, en concertation, de prix maximums applicables sur le marché. Par exemple, le sac de sucre de 50 kg ne doit pas excéder 350 000 GNF à Conakry. Avant, chaque commerçant fixait librement ses prix, avec des variations allant de 10 000 à 30 000 GNF d’une boutique à l’autre. Ce n’est plus possible. Désormais, toute violation sera réprimée. C’est pourquoi le numéro 142 est disponible pour signaler les abus », a-t-il expliqué, ajoutant que certaines denrées connaissent actuellement une baisse, tandis que d’autres enregistrent une légère hausse, ce qui relève du mécanisme de régulation.

De son côté, le responsable administratif de la société Sawa Baguinel s’est dit très satisfait de cette visite de la ministre et de sa délégation. Il a assuré que, grâce au protocole signé, les importateurs sont désormais tenus de s’aligner sur les prix fixés. « Nous n’avons pas d’autre choix : ce sont nos engagements et nous allons les respecter », a-t-il affirmé.
Par Aboubacar II Sylla 626 00 74 79

























