À la date du 26 juillet, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) de Guinée a recensé 381 cas confirmés de Mpox, dont 28 nouveaux cas, 127 guérisons et un décès hospitalier. En outre, 118 patients sont actuellement suivis par les équipes sur le terrain.
Une prise en charge nutritionnelle jugée insuffisante
Le médecin épidémiologiste Dr Kaba Keita tire la sonnette d’alarme sur un aspect négligé de la lutte contre l’épidémie : la prise en charge nutritionnelle des malades. Selon lui, cette carence contribue à la propagation de la maladie.
« Les cas ne cessent d’augmenter. Il y a de nombreux patients hospitalisés à Conakry et dans plusieurs villes de l’intérieur. La première réponse doit être un engagement fort de l’État, avec des moyens concrets mis à disposition de l’ANSS pour une prise en charge efficace », affirme-t-il.
Dr Keita souligne que les patients hospitalisés à Conakry ont accès à la nourriture, contrairement à ceux des régions comme Forécariah, Coyah et les zones proches de la frontière sierra-léonaise, où les familles doivent elles-mêmes fournir les repas.
« Ce manque de soutien décourage l’hospitalisation, favorise la transmission du virus et freine les efforts de contrôle. Seule une minorité de malades bénéficie d’une assistance alimentaire, ce qui empêche de contenir l’épidémie », déplore-t-il.
Centres épidémiologiques sous-équipés
Bien que chaque préfecture dispose de centres épidémiologiques (CT-épi), Dr Keita indique que les malades ne sont pas pris en charge de manière adéquate, notamment sur le plan nutritionnel. Il appelle à :
– Renforcer la surveillance épidémiologique dans les quartiers
– Former et motiver les équipes locales pour détecter les cas
– Assurer une prise en charge complète dès l’orientation vers les centres
« C’est une maladie très contagieuse. Sans une politique de prise en charge cohérente et des moyens suffisants, il sera difficile de maîtriser l’épidémie », conclut-il.
Recommandations de l’ANSS
L’ANSS rappelle à la population l’importance de :
– Respecter les mesures d’hygiène
– Suivre les recommandations sanitaires
– Éviter toute stigmatisation des personnes infectées.
AT

























