Après trois jours de discussions intenses, les travaux du Comité Technique Préfectoral de la Santé (CTPS) de Koubia se sont achevés ce week-end dans la salle de formation de la Direction Préfectorale de la Santé. Les prochains jours, les acteurs du secteur sanitaire, accompagnés de leurs partenaires techniques et financiers, ont dressé un état des lieux préoccupant du district sanitaire.
Dès l’ouverture, le Préfet de Koubia, le Contrôleur Général de Police Mamadou Lamine Goubhi Sow, a salué l’engagement des agents de santé envers les communautés locales. Le Directeur Préfectoral de la Santé, Dr Zézé Béavogui, a ensuite exposé les objectifs de cette session, qualifiée de cadre suprême de concertation. Il a souligné des avancées notables dans les domaines de la santé maternelle, des consultations prénatales, de la vaccination et de l’augmentation du nombre de consultations.
Mais derrière ces progrès, des défis majeurs subsistent. Le manque criant de personnel médical dans les structures sanitaires a été vivement dénoncé : sur les 54 postes de santé fonctionnels, seuls trois sont occupés par des agents de l’État, et 25 ne comptent qu’un seul agent. En outre, la plupart des infrastructures sont vétustes et ne répondent plus aux normes sanitaires, compromettant la qualité des soins.
Le chargé de communication du district a exprimé ses inquiétudes quant à la capacité du système à couvrir efficacement l’ensemble du territoire. Des zones stratégiques comme Gadha-Woundou et Timbérein restent totalement dépourvues d’infrastructures sanitaires, alors qu’elles sont cruciales en période d’inondation ou du fait de leur proximité avec la frontière malienne.
Les récentes inondations ont d’ailleurs aggravé la situation : l’ambulance de l’hôpital préfectoral a été submergée à Niomah, rendant les interventions d’urgence encore plus difficiles.
Face à ce constat alarmant, le CTPS a formulé plusieurs recommandations urgentes, notamment la construction d’un centre de santé amélioré à Gadha-Woundou et l’implantation d’un poste de santé à Timbérein, dernier district frontalier avec la région de Kéniéba au Mali.
Ces mesures visent à renforcer l’accès aux soins dans les zones les plus vulnérables, à améliorer la résilience du système face aux catastrophes naturelles, et à désenclaver les localités isolées.
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