Confrontée à une succession d’épidémies mortelles, l’Afrique veut renforcer sa capacité à évaluer rapidement les vaccins, clé d’une réponse sanitaire plus efficace.
La CEPI, partenariat mondial pour la préparation aux épidémies, a accordé un financement au réseau africain AVAREF pour renforcer la capacité du continent à évaluer les demandes d’essais cliniques et accélérer la prise de décisions en situation d’urgence. Grâce à ce financement d’un million de dollars, les experts des autorités et des comités d’éthique africains renforceront leurs compétences dans l’accélération des procédures d’examen des candidats vaccins et autres interventions de santé. Ils participeront aux avis scientifiques, aux revues conjointes d’urgence et à des exercices de simulation menées par l’AVAREF.
En renforçant son expertise, l’AVAREF (AdVAncIng Clinical TRials Excellence in Africa) améliorerait son efficacité face aux épidémies et aux pandémies. Alors que l’examen d’une demande d’essai clinique peut prendre de six à 18 mois, des mécanismes accélérés pourraient permettre des approbations réglementaires en seulement cent jours. Une partie du financement aidera également l’AVAREF à mieux coordonner et affiner la procédure d’émission d’avis scientifiques destinés aux développeurs. Selon la CEPI, cet appui constitue un élément clé pour faciliter le développement, puis l’autorisation de mise sur le marché des vaccins et autres produits de santé.
Des experts de l’organisme de réglementation médicale allemand, le Paul Ehrlich Institute, apporteront leur expertise pour soutenir les simulations et les éléments de formation du projet, a-t-on ajouté. « Chaque jour compte lors d’une épidémie », a souligné la responsable CEPI pour l’Afrique, Jacqueline Rodgers. Elle a ajouté qu’une réponse rapide aux demandes d’avis scientifiques conformes aux critères d’urgence peut « changer la donne » pour freiner la propagation d’une maladie. À l’heure actuelle, tous les pays africains ne disposent pas de procédures d’examen et d’avis scientifiques adaptées aux urgences de santé publique. En créant l’AVAREF en 2006, l’OMS entendait aider les pays africains à harmoniser et à accélérer les examens des essais cliniques.
dpa

























