Contribuer au Produit Intérieur Brut (PIB) reste aujourd’hui la vocation principale des organisateurs de cette cérémonie. C’est dans cette dynamique que s’est tenue, le vendredi 5 décembre 2025, la deuxième édition du Salon de la bijouterie guinéenne. L’événement s’est déroulé dans un réceptif hôtelier de la capitale autour du thème : « Défis et avenir de la bijouterie guinéenne pour une identité socio-culturelle ».
La cérémonie a réuni plusieurs bijoutiers guinéens ainsi que des personnalités du monde de l’artisanat et de la culture. Elle a été présidée par M. Malick Kébé, directeur général du FODAC, en présence de M. Alpha Camara, directeur national de l’artisanat et de la culture.
Les panels organisés entre les différents exposants ont marqué le début des activités.
Dans son allocution, le commissaire général du Salon s’est réjoui de la tenue de cette deuxième édition, avant de mettre l’accent sur les innovations introduites cette année. « La première édition a été une réussite. Cette année, nous avons instauré un système qui nous permettra de récompenser les participants. Cela donnera davantage de motivation à nos talentueux bijoutiers pour créer, valoriser le contenu local et renforcer l’identité guinéenne », a-t-il déclaré.
Il a ensuite lancé un appel aux autorités : « Nous demandons à l’État de venir en aide, surtout au niveau des bijoutiers. Nous encourageons également nos artisans à être créatifs et compétitifs à l’échelle internationale. »
De son côté, Joe Keita, responsable des programmes du Salon, a tenu à remercier toutes les personnes qui ont effectué le déplacement pour assister à l’événement. Il a précisé que l’objectif principal du Salon est de promouvoir le Made in Guinea. Selon lui, il est nécessaire de « tuer le complexe des Guinéens vis-à-vis des produits étrangers ». Il a ajouté : « Nos femmes pensent souvent que ce qui vient de l’extérieur est meilleur. Pourtant, la Guinée est un pays par excellence de production de métaux, de bijoux et d’orfèvrerie. Nos créations sont 100 % guinéennes. »
Pour rappel, lors de la première édition, le chiffre d’affaires avait atteint plus de 800 millions de francs guinéens grâce à la participation de visiteurs venus de divers horizons. « Notre objectif est de convaincre les Guinéens de croire au Made in Guinea. Il faut que la consommation locale soit valorisée. Aujourd’hui, dans nos hôtels, on ne retrouve que des produits européens, alors que l’artisanat et la bijouterie guinéenne devraient y avoir leur place », a souligné Joe Keita.
En conclusion, il a martelé : « Nous voulons que les visiteurs repartent avec un produit guinéen. Nous voulons aussi que les Guinéens croient en leur propre savoir-faire. Notre ambition est de contribuer au PIB national. C’est l’objectif du Salon de la bijouterie. »
Par Aboubacar II Sylla – 626 00 74 79

























