La commune urbaine de Kissidougou a accueilli le lancement officiel d’une campagne de vaccination gratuite contre la rage visant les chiens, chats et singes. Une initiative jugée essentielle pour renforcer la sécurité sanitaire et réduire les décès liés à cette maladie pourtant évitable.
Représentant le préfet, Seinkou Kaba a salué une action « stratégique », appelant les communautés à s’impliquer davantage dans la traçabilité des animaux domestiques et la déclaration des cas suspects.
La directrice préfectorale de l’élevage et de l’agriculture, Mognima Kpohomou, a rappelé le thème retenu cette année par l’Alliance Mondiale contre la Rage : « Agissons : toi, moi, la communauté ». Elle a souligné l’urgence d’une mobilisation collective, rappelant que la rage cause encore plus de 59 000 décès par an dans le monde. À Kissidougou, 443 cas de morsures ont été enregistrés entre 2022 et 2024, dont 17 cas confirmés et deux décès.
Face à ces chiffres, elle a invité les propriétaires d’animaux à participer massivement à la campagne.
Dans les quartiers, l’initiative est bien accueillie. Fassa Tolno, président d’une association locale de protection animale, a exprimé la satisfaction des habitants : « Des morsures et des décès ont été enregistrés. Aujourd’hui, on nous donne les moyens de protéger nos familles et nos animaux. »
Inscrite dans le plan national d’élimination de la rage, cette opération marque un pas important vers une meilleure prévention. Comme l’a résumé un agent communal : « Quand un chien est vacciné, c’est toute une famille qui est protégée. »
AT

























