Le tribunal de première instance de Kankan a procédé, le 11 mai dernier, à l’incinération de 271 cartons de médicaments falsifiés jugés dangereux pour la santé publique. L’opération s’est déroulée au dépotoir de la commune urbaine, dans le quartier Kobikoro, le long de la nationale Kankan-Mandiana.
Origine de la saisie
Ces produits, comprenant notamment du paracétamol, des anticorps et divers comprimés non conformes, avaient été interceptés par les services de défense et de sécurité. Une partie a été découverte dans une maison de Kankan, tandis qu’un autre lot a été saisi dans une camionnette. Le chauffeur impliqué reste introuvable, mais les enquêtes se poursuivent.
Réaction du parquet
Le substitut du procureur, Bangaly Feindouno, a salué la vigilance des forces de sécurité : « Les produits ont été immédiatement confiés à notre unité. Des poursuites sont engagées contre les personnes impliquées. Nous remercions la police, la gendarmerie et la douane pour leur collaboration et appelons la population à dénoncer les criminels qui vivent parmi nous. »
Risques pour la santé
Selon Mamadi Bayo, assistant pharmacien à la Direction Préfectorale de la Santé de Kankan, ces médicaments représentent un réel danger :
– Le “dafoudoubani” (dexaméthasone) peut provoquer du diabète et une dépendance.
– Des sirops non homologués circulent également, particulièrement nocifs pour les enfants.
Il recommande aux citoyens de n’acheter leurs traitements que dans des structures agréées par l’État.
Appel à la vigilance
Le président de la délégation spéciale de la commune urbaine de Kankan, présent lors de l’incinération, a exhorté les habitants de Nabaya à éviter les circuits parallèles de vente de médicaments et à renforcer leur vigilance face à ce fléau.
AT

























