Le paludisme, maladie parasitaire potentiellement mortelle transmise par les piqûres de moustiques anophèles femelles infectées, demeure un enjeu majeur de santé publique en Afrique subsaharienne.
Le Liberia a franchi une étape clé dans la lutte contre le paludisme avec la validation officielle de son Plan stratégique national (NMSP) 2026-2030. Adopté lors d’une réunion de haut niveau réunissant autorités, chercheurs et partenaires internationaux, ce cadre fixe la feuille de route du pays pour les cinq prochaines années, en mettant l’accent sur la durabilité, l’innovation et des résultats mesurables, a indiqué ministère de la Santé.
« Ce document n’est pas qu’un simple rapport, c’est un effort collectif », a déclaré la Dre Cuallau Jabbeh Howe, ministre adjointe des Services préventifs, soulignant qu’il doit être « un outil vivant » au service de changements concrets.
Surveillance renforcée
Le plan accorde une priorité au renforcement des systèmes de surveillance. Pour les autorités, des données fiables sont essentielles afin d’orienter les interventions et d’évaluer les progrès. Tout en s’alignant sur les objectifs internationaux, le Liberia entend accroître la mobilisation de ressources nationales afin d’assurer la pérennité du programme.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS), par la voix de la Dre Yatta Sackie-Wapoe, a salué une stratégie intégrant « les voix des communautés les plus touchées », en phase avec son objectif de réduire de 90 pour cent les cas et décès liés au paludisme d’ici 2030.
Objectifs ambitieux
Le directeur du Programme national de lutte contre le paludisme, le Dr Trokon Washington, a mis en avant le consensus obtenu autour du plan, gage d’une meilleure adaptation aux réalités du terrain.
D’ici 2030, le Liberia vise notamment à entrer en phase de pré-élimination dans le Grand Monrovia, à réduire de 75 pour cent la prévalence dans les zones à charge modérée, à diagnostiquer 95 pour cent des cas suspects avec un accès universel au traitement, et à porter à au moins 80 pour cent l’utilisation des mesures préventives.
Pour atteindre ces objectifs, les autorités prévoient d’étendre la vaccination, de déployer des moustiquaires de nouvelle génération et de renforcer les services de santé communautaires, avec une attention particulière aux populations les plus isolées.
Le paludisme est une maladie infectieuse potentiellement mortelle causée par des parasites que transmettent les piqûres de moustiques anophèles femelles infectées. Elle constitue un problème majeur de santé publique en Afrique subsaharienne.
dpa

























