Bâtir un écosystème financier véritablement inclusif reste aujourd’hui la vocation principale du ministère de l’Industrie et du Commerce à travers le Fonds de Développement Industriel et des PME (FODIP). C’est dans cette optique que la cérémonie du lancement officiel de la première édition de la Semaine du Financement des Entreprises guinéennes (SFEG) s’est déroulé ce 8 juin 2026 ici à Conakry.
C’étaient en présence des partenaires techniques et financiers, des entreprises guinéennes, des membres du gouvernement, le directeur général de FODIP M. Mamadi Dioubaté ainsi que d’autres personnalités que la cérémonie s’est tenue. C’est Mme la ministre Fatima Camara qui a donné le ton de cette cérémonie.
Dans son discours de bienvenue, le directeur général du (FODIP) M. Mamadi Dioubaté a d’abord remercié de près ou de loin tout ceux qui ont effectué un grand déplacement pour venir assister à cette cérémonie, avant de martelé que la (SFEG) en disant ceci : » Elle n’a pas vocation à être un énième forum de beaux discours, mais plutôt elle vise à réunir l’offre et la demande sous l’œil expert des services spécialisés et des partenaires techniques pour lever, de manière chirurgicale, les points de blocage. Nous voulons passer des discussions théoriques aux résultats tangibles. Pour que le courant passe enfin entre les banques et le monde entrepreneurial, l’événement invite à un double effort. Du côté des banques : Assouplir les conditions d’octroi de crédits et adapter les offres aux réalités locales. Et du côté des PME : S’engager résolument dans la formalisation. Un défi qui dépasse l’obtention administrative d’un RCCM ou d’un NIF, mais exige une refonte globale de la gouvernance interne des structures pour rassurer les créanciers ». A fait savoir le directeur général

Pour le vice-président du Patronat Guinéen (CGE-GUI), M. Ismaël Nabé, a salué cette initiative remarquable tout en rappelant le rôle central de l’entrepreneur, véritable moteur de la souveraineté économique. « Toute ambition économique a besoin de financement. L’entreprise est le partenaire stratégique de l’État, c’est par la valeur ajoutée que nous générons que l’État perçoit ses recettes fiscales. Il est donc indispensable d’intégrer cette réalité au cœur de nos réformes pour bâtir une économie forte et compétitive. »
Pour finir, il dira que c’est en faisant dialoguer de manière directe l’État, les institutions financières et le secteur privé, le pays pose les jalons d’une croissance durable, portée par l’agilité de ses PME et la puissance de frappe de son secteur bancaire.
Par Aboubacar II Sylla
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