L’ONG alerte sur une flambée difficile à maitriser dans l’est de la RDC et prévient que les besoins y dépassent largement les capacités des organisations actuellement sur place.
Des équipes de Médecins sans frontières (MSF) ont été mobilisées aux côtés du ministère de la Santé de la République démocratique du Congo (RDC) pour contribuer à la lutte contre l’expansion rapide de l’épidémie d’Ebola dans l’est du pays. Dans l’Ituri, épicentre de l’épidémie, les équipes de MSF ont lancé la construction d’un centre de traitement Ebola d’une capacité de 65 lits, destiné à accueillir les cas confirmés et suspects. MSF soutient également la prise en charge et l’isolement des patients.
À Bunia, la capitale de la province, un dispositif d’isolement a été mis en place. MSF appuie plusieurs structures sanitaires de la ville pour optimiser la gestion des cas et renforcer le contrôle des infections, afin d’éviter les risques nosocomiaux dans des services sous forte pression.
Rumeurs et craintes compliquent la riposte
Parallèlement, des équipes médicales, logistiques et de promotion de la santé soutiennent la surveillance épidémiologique et les activités de sensibilisation. Dans plusieurs zones, affirme MSF, les inquiétudes et la circulation de rumeurs compliquent la réponse et freinent le recours précoce aux soins.
MSF signale aussi des conséquences indirectes sur le système de santé : des patients atteints d’autres pathologies renoncent à se rendre dans les structures médicales par crainte du virus ou des mesures d’isolement, faisant craindre une aggravation silencieuse d’autres urgences médicales.
Dans le Nord-Kivu, la réponse s’organise en s’appuyant sur les dispositifs déjà opérationnels issus des crises sanitaires précédentes. À Goma, un centre de traitement Ebola de 80 lits a commencé à accueillir ses premiers patients. Des unités d’isolement pour les cas suspects ont aussi été installées.
Dans le Sud-Kivu, MSF a entamé la mise en place de deux centres de traitement Ebola à Bukavu et Lwiro. En parallèle, ses équipes forment le personnel de santé local aux mesures d’hygiène, de prévention et de contrôle des infections.
dpa

























