Encadrer, soutenir et valoriser ce secteur reste aujourd’hui la mission principale de la Fédération Nationale d’E-sport de Guinée (FNEG). C’est dans cette optique que le lancement officiel de la deuxième édition d’E-sport s’est déroulé ce vendredi 3 juillet 2026.
La cérémonie s’est tenue au Chapiteau By Issa, qui a accueilli les compétiteurs de cette deuxième édition, le président de la FNEG ainsi que plusieurs personnalités. C’est le ministre des Sports, Mamadou Celou Baldé, qui a donné le ton de l’événement.
Dans son allocution, le président de la FNEG, Mamadou Malian Thiam, s’est réjoui de la tenue de cette première édition avant de rappeler la mission de la fédération : « L’E-sport, c’est la pratique compétitive du jeu vidéo dans un cadre structuré, encadré et officiel. C’est ce qui le différencie du simple divertissement à la maison. C’est un sport bien organisé, avec des règles et des principes. L’E-sport peut permettre de faire carrière. C’est pourquoi nous allons vivre de cette passion qui est un véritable métier », a-t-il affirmé.

Selon lui, « force est de constater que ce sport intéresse de plus en plus les jeunes Guinéens, et il est devenu un phénomène mondial. Nous devons faire en sorte que cela se concrétise durablement. Aujourd’hui, tous les pays se mobilisent pour développer cette discipline, qui a dépassé l’industrie du cinéma et représente plus de 75 %. Il faut occuper les jeunes, car de nouveaux métiers apparaissent. Il faut être en phase avec notre époque, avec le développement de l’intelligence artificielle, du numérique et de la digitalisation. L’E-sport vient renforcer cela en permettant à la jeunesse d’accéder à des métiers directs et indirects ».
Concernant la participation du ministère des Sports, Mamadou Malian Thiam a souligné son rôle essentiel : « Le ministère doit accompagner et soutenir cette discipline en construisant des infrastructures, en aidant à organiser des compétitions régulières et en mettant en place les structures nécessaires pour développer l’E-sport sur tout le territoire national ».
Le président a également insisté sur la particularité de cette première édition : « Elle est plus inclusive et pluridisciplinaire. La première fois, il n’y avait qu’une seule discipline. Cette fois-ci, nous en avons trois et nous avons parcouru toutes les régions administratives, de Zérékouré à Kankan jusqu’à Conakry. L’E-sport n’est pas seulement l’affaire de Conakry. Il y a des femmes, des personnes à mobilité réduite, et cela fait la différence ».
Enfin, il a invité les entreprises privées à s’impliquer : « Dans les autres pays, les multinationales siègent dans les conseils d’administration et soutiennent les clubs. Accompagner l’E-sport en finançant les infrastructures et les compétitions, c’est permettre à notre jeunesse de rivaliser avec les autres pays africains, notamment ceux de la sous-région et d’Afrique du Nord, qui sont plus avancés ».

De son côté, le ministre des Sports a rappelé l’importance de l’événement : « Ce n’est pas simplement une cérémonie, c’est un acte politique fort, une affirmation sportive et culturelle, et surtout un message à notre jeunesse : votre passion a de la valeur, votre talent compte et la Guinée, à travers son gouvernement, vous soutient. L’E-sport est une école de vie numérique, un vecteur d’emploi et une opportunité professionnelle pour les plus doués. La transformation numérique de l’Afrique passe aussi par cette discipline, et la Guinée en est consciente ».
Par Aboubacar II Sylla 626 00 74 79

























