Ces grossesses entraînent notamment le décrochage scolaire et le recours à des avortements non sécurisés.
En Namibie, où les grossesses précoces demeurent un défi majeur de santé publique, une ONG locale a lancé un projet destiné à renforcer les droits à la santé sexuelle et reproductive des jeunes grâce à un financement allemand. Baptisée « Pamwe » (« Ensemble » dans plusieurs dialectes locaux), cette initiative est mise en œuvre par l’Association namibienne pour le planning familial (NAPPA) entre mai et décembre 2026.
Le projet cible les adolescentes et les jeunes femmes, les adolescents et les jeunes hommes, ainsi que les jeunes en situation de handicap dans trois régions particulièrement touchées : Kavango (nord-est), Kunene (nord-ouest) et Omusati (nord).
Déployé dans les écoles, les centres de santé et les communautés, « Pamwe » vise à améliorer les connaissances en matière de santé sexuelle et reproductive, à promouvoir une éducation complète à la sexualité et à l’hygiène menstruelle, ainsi qu’à faciliter l’accès à des services adaptés aux jeunes, notamment ceux vivant avec un handicap.
Formation de responsables communautaires
L’initiative prévoit également la formation de responsables communautaires, d’enseignants et de professionnels de santé afin de lutter contre les normes et pratiques socioculturelles qui entravent l’exercice des droits à la santé sexuelle et reproductive. Selon l’Enquête démographique et de santé de la Namibie de 2013, le pays enregistrait 82 grossesses pour 1 000 adolescentes âgées de 15 à 19 ans, soit le double de la moyenne mondiale, a rappelé l’ambassade d’Allemagne.
Les conséquences incluent notamment le décrochage scolaire, le renforcement des inégalités de genre, le recours à des avortements non sécurisés et, dans certains cas, des infanticides. « Le projet Pamwe est un investissement dans la prévention, la dignité et le choix éclairé », a souligné la directrice générale de la NAPPA, Natalia Ihemba, estimant que les grossesses adolescentes sont souvent liées à des facteurs structurels tels que la pauvreté, le manque d’information, les inégalités de genre, le handicap et certaines barrières culturelles.
Le financement s’inscrit dans le cadre du programme mondial des droits humains du ministère fédéral allemand des Affaires étrangères, qui soutient chaque année environ 130 projets dans les pays en développement et émergents.
dpa

























