Le gouvernement kényan prévoit de mettre en place un mécanisme de garantie de crédit afin de faciliter les investissements dans la fabrication de produits et technologies de santé.
Le Kenya a lancé sa stratégie 2026-2030 de fabrication locale de produits et technologies de santé, une feuille de route quinquennale destinée à renforcer la production nationale et à réduire la dépendance du pays aux importations. Baptisée Kenya Health Products and Technologies Local Manufacturing Strategy, elle vise également à réduire les coûts des soins, à améliorer l’accès aux produits de santé essentiels, à promouvoir l’innovation, à créer des emplois et à renforcer la résilience face aux urgences sanitaires.
Selon le Ministère de la Santé, la stratégie s’articule autour de trois axes : l’accélération des réformes réglementaires et politiques, le renforcement et la diversification des capacités de fabrication locale, ainsi que la stimulation de la demande et la garantie de marchés pour les fabricants locaux. La stratégie entend par ailleurs remédier à la fragmentation des achats en regroupant la demande du secteur public. Le Kenya a également annoncé son intention de soutenir les achats régionaux dans le cadre de la Communauté d’Afrique de l’Est et de la Zone de libre-échange continentale africaine.
Normes internationales de qualité, de sécurité et d’efficacité
L’Organisation mondiale de la santé (OMS), tout en saluant cette stratégie, a souligné que son succès dépendra d’investissements soutenus, de partenariats et de systèmes réglementaires solides garantissant que les produits répondent aux normes internationales de qualité, de sécurité et d’efficacité.
Le Kenya importe actuellement environ 70 pour cent de ses produits pharmaceutiques et la quasi-totalité de ses vaccins, exposant le pays aux chocs d’approvisionnement mondiaux. Le marché national des produits de santé est estimé à environ 1,2 milliard de dollars par an, les importations représentant plus de 760 millions de dollars. Le ministère de la Santé a appelé les agences gouvernementales, les partenaires au développement, les fabricants, les chercheurs et les investisseurs à renforcer leur collaboration afin d’assurer la mise en œuvre de cette stratégie.
dpa

























