L’UHAS, dont les effectifs sont passés de 154 étudiants en 2012 à près de 11 000 aujourd’hui, mise sur son futur complexe de laboratoires pour attirer des étudiants de toute l’Afrique de l’Ouest.
Le Ghana a relancé les travaux d’un complexe de laboratoires à l’Université des sciences de la santé et des disciplines connexes (UHAS), dans la région de la Volta, pour renforcer la formation des professionnels de santé et faire de cette région un pôle de recherche et d’enseignement. D’une superficie de 5 300 m², le complexe pourra accueillir plus de 1 200 étudiants une fois achevé. Il comprendra cinq blocs, des bureaux, un centre de simulation en radiologie ainsi que des laboratoires d’anatomie, de physiothérapie, de simulation dentaire et de recherche sur les petits animaux.
Le ministre de l’Éducation, Haruna Iddrisu, a annoncé que des résidences universitaires et un auditorium pourraient être financés dans le cadre du budget 2027 du GETFund (Fonds de dotation pour l’éducation). Il a également évoqué la création d’un nouveau campus de l’UHAS consacré à la pharmacologie et au génie biomédical.
Achever rapidement les infrastructures
Lancé en 2014, le projet a stagné pendant plusieurs années, créant un manque important d’infrastructures pour la formation médicale, selon la présidence ghanéenne. À l’issue d’une visite du chantier, le président John Dramani Mahama s’est dit préoccupé par les retards accumulés dans son achèvement. Il a jugé inacceptables les douze années écoulées depuis le lancement des travaux, estimant que ces retards avaient considérablement alourdi le coût du projet. Il a insisté sur la nécessité d’achever rapidement les infrastructures.
La vice-chancelière de l’UHAS, la professeure Lydia Aziato, a présenté le futur complexe comme l’une des installations universitaires de ce type les plus vastes et les plus modernes d’Afrique. Elle a indiqué que les travaux étaient achevés à environ 72 pour cent. Elle a toutefois souligné le besoin urgent d’infrastructures complémentaires, appelant à de nouveaux investissements dans les résidences universitaires, les salles de cours, les routes du campus et l’achèvement d’autres projets en suspens.
dpa

























