Le président de la Commission Aménagement du Territoire, Mamadi Kémo Condé, s’est dit satisfait des travaux en inter-commission sur la Loi de Finances Rectificative 2026. Si les départements des Infrastructures et des Transports ont défendu leurs budgets, la commission relève une baisse des investissements dans le secteur clé des Infrastructures et voit dans les Transports un futur pourvoyeur de recettes pour l’État.
À l’entame de son intervention, Mamadi Kémo Condé, président de la Commission Aménagement du Territoire, s’est dit très satisfait de la rencontre avec les départements ministériels. « Nous étions d’abord avec le ministère des Infrastructures. Le débat a été très fructueux. Comme vous le savez, cette rencontre marque la relation entre l’exécutif et le législatif. C’est une rencontre régulière et réglementaire », a-t-il indiqué.
Le ministère était représenté par la Secrétaire Générale. Les discussions ont porté sur les titres 2 à 5 du budget. « Notre première remarque est que le ministère des Infrastructures, qui est la colonne vertébrale du développement, a constaté des baisses régulières, notamment au niveau du titre 5. Des questions ont été posées et des réponses nous ont été données. Ces réponses étaient justifiées », a expliqué le parlementaire.
Pour la suite, rendez-vous est pris pour la Loi de Finances Initiale : »On fera du 360 degrés ensemble. Des projections sont faites pour que nos villes sortent de l’ornière. »

La Commission a ensuite reçu le ministère des Transports. Un département au fort potentiel selon Mamadi Kémo Condé. « La particularité du ministère des Transports, c’est que nous avons constaté que c’est un ministère qui peut mobiliser assez de recettes. Les débats ont montré que c’est un ministère qui peut être un ministère de recettes », a-t-il affirmé.
Il a notamment pointé le manque à gagner lié à la non-application de certains textes: « Il y a la question de l’activation des textes d’application de certains décrets et conventions. La leçon que nous avons tirée, c’est que nous, en tant que représentation nationale, allons œuvrer pour que ces textes puissent voir le jour, pour que nos populations puissent bénéficier de ces recettes perdues. »
Par Aboubacar II Sylla
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