Face à l’évolution préoccupante du Mpox (anciennement variole du singe) dans plusieurs pays d’Afrique et au niveau mondial, la Guinée a, depuis le 3 septembre 2024, déclaré une épidémie suite à la confirmation de cas sur son territoire. Cette situation épidémiologique a mis en lumière la nécessité de renforcer les compétences des agents de santé, en particulier dans les zones les plus exposées.
C’est dans ce contexte que l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS), avec l’appui technique et financier de l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS), organise durant trois jours (3), une formation régionale à N’Zérékoré à l’intention des professionnels de santé des régions de Faranah, Kankan et N’Zérékoré.
Objectifs et Impacts Attendus
L’objectif principal de cette session est de renforcer la capacité des agents de santé à détecter rapidement les cas suspects de Mpox, à assurer une prise en charge appropriée des patients, et à mettre en œuvre les mesures de prévention et de contrôle des infections dans les structures de soins.
Concrètement, cette formation permettra :
Une amélioration significative de la surveillance épidémiologique, en dotant les agents de santé des compétences nécessaires pour détecter, notifier et investiguer efficacement les cas de Mpox, évitant ainsi la propagation communautaire.
Une meilleure prise en charge des patients, notamment à travers la compréhension et l’application rigoureuse des protocoles de tri, d’identification, d’isolement et de traitement des cas simples et graves dans les Centres de Traitement des Épidémies (CT-Epi).
Un renforcement des mesures de biosécurité et de prévention, limitant les risques de contamination dans les structures sanitaires et au sein des communautés. Les agents formés seront mieux préparés à appliquer les gestes barrières, à gérer les déchets infectieux, et à sensibiliser la population sur les comportements préventifs.
Une réduction du risque de transmission nosocomiale, grâce à l’application rigoureuse des mesures de prévention et contrôle des infections (PCI), essentielles pour freiner la propagation du virus dans les structures de soins.
En dotant les acteurs de première ligne de compétences actualisées sur une maladie à potentiel épidémique, cette formation contribuera à renforcer la résilience du système de santé guinéen. Elle marque également une étape clé dans la réponse coordonnée du pays face aux menaces sanitaires émergentes.
T-A