L’Office National de Contrôle de Qualité sous la direction de son Directeur Général, Mr Mohamed Kadiatou Sylla, était en mission de sensibilisation ce jeudi, 11 juillet 2025 sur l’hygiène alimentaire auprès des vendeuses du marché du Kilomètre 36, quartier populaire de Conakry situé dans la commune de Sanoyah.
Là-bas, à l’abri de quelques étals de fortune, les agents de l’ONCQ ont constaté avec regret à l’issue de leur activité régalienne de contrôle de qualité des produits alimentaires et non alimentaires, que les femmes vendent les feuilles de patates, de manioc etc…à ciel ouvert et mieux à terre auprès des caniveaux.
Pourtant, souvent utilisées pour faire la fameuse sauce de feuilles, plat pourtant typique et apprécié en Guinée.
Malheureusement, le constat est que ces feuilles qu’elles soient de patate, de manioc ou autres sont lavées par les vendeuses non pas avec de l’eau propre, mais directement dans les caniveaux qui bordent la voie du quartier populaire du Kilomètre 36.
Ces caniveaux sont malheureusement encombrés de détritus et de boues noirâtres qui exhalent une odeur fétide.
Pourtant, c’est là que les feuilles sont plongées, brassées à mains nues, puis soigneusement égouttées pour être ensuite vendues sur les marchés ou aux abords de la route. Les bassines utilisées, souvent sales elles aussi, reposent à même le sol boueux sans aucun savon ni désinfectant.




Ce qui choque le plus, c’est l’apparente normalité de cette pratique : elle se déroule en plein jour, sans crainte, sans gêne, comme si l’insalubrité était devenue une norme tolérée, a déploré le Directeur Général de l’ONCQ.
Cette scène, qui semble banale à première vue, est en réalité le reflet d’un grave problème de santé publique. Les consommateurs, pour la plupart, ignorent les conditions dans lesquelles ces feuilles sont entretenues avant d’en faire des sauces.
Et pourtant, chaque bouchée porte le risque de maladies diarrhéiques, d’intoxications alimentaires, et d’autres infections liées au manque d’hygiène.
Derrière le geste banal de laver des feuilles dans un caniveau, c’est toute une chaîne de négligence et de danger sanitaire qui se dessine, au détriment de la population guinéenne.
D’où la présence des agents de l’ONCQ sur le terrain pour sensibiliser les commerçantes et citoyens afin de protéger la santé des consommateurs.
T-A

























