En Guinée, où plus de 60 % des dépenses de santé sont directement supportées par les ménages, un programme ambitieux pour instaurer une couverture maladie universelle voit le jour.
La Guinée, en partenariat avec l’Union européenne, vient de lancer deux initiatives majeures pour consolider son système de santé : le Programme d’appui au secteur de la santé (PASSGUI) et le Projet de renforcement des Instituts Nationaux de Santé Publique (INSP). Ces projets seront pilotés par les agences de coopération française (Expertise France) et belge (Enabel).
PASSGUI a pour objectif principal de poser les bases d’une couverture sanitaire universelle, à travers des réformes structurelles touchant la gouvernance, la qualité des soins, la gestion des médicaments, les ressources humaines et le financement du secteur. Doté d’un financement de 20,2 millions d’euros provenant de l’UE et de la France, il sera déployé entre 2025 et 2028 sous la coordination du ministère guinéen de la Santé.
Une phase pilote d’assurance-maladie sera expérimentée à Conakry et dans la région de Nzérékoré, reposant sur une offre de soins accessible et de qualité, accompagnée d’un système de financement innovant basé sur l’achat stratégique de services.
Le projet INSP, quant à lui, vise à renforcer les instituts publics de santé afin qu’ils puissent élaborer des politiques basées sur des données fiables. Des outils numériques de pointe seront intégrés pour améliorer la collecte, l’analyse et l’utilisation des données sanitaires.
Ce projet bénéficie d’un financement de 4,2 millions d’euros sur quatre ans par l’Union européenne, avec Enabel chargée de sa mise en œuvre. L’objectif est clair : garantir que les décisions en matière de santé publique soient fondées sur des données adaptées au contexte guinéen.
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