Un essai clinique vient de débuter au Burkina Faso pour évaluer un vaccin expérimental destiné à prévenir le paludisme chez les nourrissons et les jeunes enfants. Ce candidat vaccin cible Plasmodium falciparum, le parasite le plus virulent, responsable de près de 600 000 décès annuels en Afrique subsaharienne, principalement chez les enfants de moins de cinq ans.
Développé par l’entreprise allemande Sumaya Biotech, ce vaccin est testé dans le cadre d’un partenariat avec l’Initiative européenne pour les vaccins (EVI) et le Groupe burkinabè de Recherche Action en Santé. L’objectif est de renforcer les défenses immunitaires des plus jeunes contre les stades hépatique et sanguin du parasite.
L’essai clinique inclut 69 enfants en bonne santé, âgés de cinq mois à cinq ans. Chacun recevra trois doses du vaccin afin d’évaluer sa sécurité et déterminer le dosage optimal. L’étude est menée en double aveugle, garantissant que ni les familles ni les professionnels de santé ne sauront qui reçoit le vaccin expérimental ou le vaccin de contrôle.
La docteure Souyet Chang-Rodriguez, coordinatrice de l’essai, a souligné l’engagement d’EVI à garantir une démarche éthique et scientifiquement rigoureuse. L’organisation assume la responsabilité de la sécurité des participants et de la fiabilité des données recueillies.
Les essais précédents réalisés sur des adultes ont montré que le vaccin est bien toléré et induit une réponse immunitaire solide. Ces résultats encourageants ont permis de passer à une phase de test chez les enfants.
Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme EDCTP2, un partenariat afro-européen soutenu par l’Union européenne. Il bénéficie également du financement du ministère fédéral allemand de l’Éducation et de la Recherche, via la banque KfW.
dpa

























