Le continent mise sur la génomique, qui analyse l’ensemble des gènes et leurs interactions, pour la surveillance des maladies et l’anticipation des épidémies en renforçant sa souveraineté.
L’agence africaine de santé publique (Africa CDC) a annoncé la création du Groupe consultatif stratégique africain sur la génomique (ASAG), chargé d’orienter l’usage, l’encadrement et le développement de cette discipline au service de la santé sur le continent. Selon l’agence, l’ASAG (African Strategic Advisory Group on Genomics) appuiera ses travaux afin de garantir un déploiement de la génomique éthique, responsable et orienté vers le bien public, en plaçant le leadership africain, l’appropriation et le partage équitable des bénéfices au cœur des initiatives continentales.
Il contribuera également à démocratiser l’accès à la génomique pour renforcer la planification de la santé publique, promouvoir une médecine de précision, améliorer la surveillance intégrée des maladies, ainsi que la préparation et la riposte aux épidémies, tout en soutenant la production locale de contre-mesures médicales. Le Groupe aidera à consolider les progrès déjà réalisés, tout en élargissant l’application de la génomique humaine et des agents pathogènes pour répondre aux priorités sanitaires de l’Afrique, y compris la charge croissante des maladies non transmissibles.
Progrès majeurs dans le renforcement des capacités génomiques
L’Africa CDC souligne que le continent a réalisé des progrès majeurs dans le renforcement des capacités génomiques grâce à l’Initiative africaine de génomique des agents pathogènes (Africa PGI), qui a permis de développer le séquençage, les laboratoires, la bioinformatique et les systèmes de données. Le Groupe réunit huit experts africains et internationaux issus de la génomique des agents pathogènes et humaine, de la bioinformatique, de la génétique clinique, de la médecine de précision, de la gouvernance des données, de l’éthique et du renforcement des capacités.
Les membres, originaires du Cameroun, d’Égypte, du Nigeria, du Rwanda, d’Afrique du Sud et de Tunisie, ont élu lors de leur réunion inaugurale le professeur Christian Happi du Cameroun à la présidence et la professeure Ghada El-Kamah d’Égypte à la co-présidence.
dpa
























