Le soutien sud-africain intervient alors que l’aide internationale recule fortement et qu’Africa CDC multiplie les appels en faveur de financements alternatifs, principalement africains.
Le gouvernement sud-africain a annoncé une contribution de 2,5 millions de dollars pour soutenir la riposte en cours contre Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda, à travers le Fonds africain de lutte contre les épidémies. Cet engagement a été annoncé par Africa CDC, l’agence de santé de l’Union africaine. Le 17 mai, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré l’épidémie « urgence de santé publique de portée internationale », alors que des centaines de cas ont été signalés.
Avec au moins 80 décès suspects en RDC, l’OMS précise que le taux élevé de positivité des premiers échantillons — huit positifs sur treize — ainsi que l’augmentation des signalements, suggèrent que l’épidémie pourrait être bien plus importante que ce qui est officiellement détecté.
Selon Africa CDC, le soutien sud-africain contribuera à renforcer la riposte, notamment la coordination continentale, la surveillance, les systèmes de laboratoire, le déploiement rapide des équipes d’intervention, la prévention et le contrôle des infections, la préparation aux frontières, ainsi que le soutien aux communautés affectées.
Africa CDC appelle à une action urgente et mieux financée
Tout en saluant l’initiative sud-africaine, Africa CDC a souligné que l’épidémie actuelle exige une action urgente, coordonnée et suffisamment financée afin de contenir la transmission, sauver des vies et prévenir une escalade régionale plus large d’Ebola.
L’agence a souligné l’importance croissante des financements par les Africains, renforçant la vision d’un continent plus résilient et autonome sur le plan sanitaire. « Il s’agit d’une démonstration concrète de la solidarité africaine en action pour répondre rapidement aux urgences de santé publique », a-t-elle déclaré. Ce don intervient alors que l’aide à la santé en Afrique a reculé de 70 pour cent entre 2021 et 2025. Parallèlement, les urgences de santé publique ont augmenté de 41 pour cent, tandis que de nouvelles réductions de financement mondial de la santé sont attendues en 2026
dpa

























