Selon le PAM, contenir Ebola nécessite bien plus qu’un simple traitement médical, la « fenêtre d’opportunité » pour enrayer l’épidémie actuelle étant désormais « étroite ».
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé un renforcement massif de sa réponse d’urgence à Ebola en République démocratique du Congo (RDC), afin d’aider à contenir l’épidémie avant qu’elle « ne se transforme en une catastrophe humanitaire de plus grande ampleur ». Selon le PAM, la crise sanitaire dans l’est de la RDC et au-delà pourrait rapidement devenir une « urgence humanitaire incontrôlable » sans action rapide, coordonnée et à grande échelle. Le risque de propagation est exacerbé par l’insécurité, les déplacements de population et les mouvements transfrontaliers.
L’épidémie d’Ebola, ajoute l’organisation, frappe des communautés déjà fortement fragilisées : 26,5 millions de personnes à travers la RDC sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, dont près de 10 millions se trouvent en situation de crise ou d’urgence dans l’est du pays.
L’agence onusienne a renforcé son assistance alimentaire et nutritionnelle au profit de plus de 146 000 personnes dans la province de l’Ituri et les communautés touchées par l’épidémie. Elle estime que l’acheminement de nourriture encourage les populations à respecter les mesures d’isolement pour survivre.
« L’intervention doit se faire maintenant »
Le PAM a également augmenté les vols humanitaires entre Kinshasa et Bunia, déployé davantage d’avions, de camions et d’entrepôts mobiles, transporté du matériel médical et des équipes sanitaires, tout en réhabilitant des infrastructures d’accès comme des héliports. « L’intervention doit se faire maintenant et à grande échelle — sur les fronts de la santé, de la logistique et de l’aide alimentaire — pour éviter des conséquences bien plus graves pour la RDC et la région », a déclaré David Stevenson, directeur du PAM en RDC.
Selon un dernier bilan publié par le ministère de la Santé de la RDC, l’épidémie d’Ebola, déclarée le 15 mai, a fait 200 morts parmi 867 cas suspects. La maladie présente un taux de létalité extrêmement élevée, jamais observé jusqu’ici.
dpa

























