Pour Jean Kaseya, directeur d’Africa CDC, l’ampleur de l’épidémie d’Ebola impose une solidarité régionale durable, la crise dépassant largement les frontières de la RDC.
Les responsables africains de la santé et leurs partenaires internationaux ont convenu de renforcer la coordination régionale et la mobilisation des ressources pour contenir l’épidémie d’Ebola qui frappe actuellement la République démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda. Ils se sont également engagés à maintenir les services essentiels comme l’éducation et les soins de santé de routine, tout en poursuivant la lutte contre le choléra, la rougeole et d’autres épidémies, a indiqué Africa CDC, l’agence de santé de l’Union africaine.
Les participants sont convenus d’actions régionales, notamment le renforcement de la surveillance transfrontalière et des systèmes d’alerte précoce, l’harmonisation des mesures de santé publique aux points d’entrée, l’amélioration des capacités de laboratoire et le renforcement des mesures de prévention et de contrôle des infections. La réunion a approuvé un cadre continental unifié de riposte fondé sur le modèle « une équipe, un plan, un budget et un modèle de mise en œuvre », sous l’égide de l’Équipe continentale d’appui à la gestion des incidents (IMST), coordonnée par Africa CDC et l’OMS.
Un accès limité aux vaccins ou traitements approuvés
Ces engagements ont été pris lors d’une réunion ministérielle à Kampala, en présence d’Africa CDC, des ministres de la Santé de la RDC, de l’Ouganda et du Soudan du Sud, ainsi que de l’OMS, de l’UNICEF, du Fonds des Nations Unies pour la population et de partenaires techniques. Les dirigeants ont souligné que l’épidémie se propage dans une région marquée par d’importants mouvements transfrontaliers, l’insécurité et un accès limité aux vaccins ou traitements approuvés contre la souche Bundibugyo responsable de cette flambée, rendant indispensable une réponse régionale coordonnée.
Africa CDC estime provisoirement qu’environ 264 millions de dollars pourraient être nécessaires aux opérations de riposte en RDC et en Ouganda, avec 54 millions de dollars supplémentaires pour renforcer la préparation des pays voisins à haut risque, dont le Soudan du Sud.
dpa

























