Le ministère de l’Industrie et du Commerce, à travers le Fonds de Développement Industriel et des PME (FODIP), a procédé ce mardi 4 août 2026 au lancement officiel du Club des financeurs de Guinée. La cérémonie s’est tenue dans un réceptif hôtelier de Conakry, en présence du ministre Aboubacar Kourouma, des cadres du département, des entrepreneurs et de plusieurs personnalités.
Un cadre de dialogue pour les financements
Dans son allocution, Mamadi Dioubaté, directeur général du FODIP, a rappelé que l’idée de ce club avait été annoncée lors de la Semaine du financement des entreprises guinéennes, organisée il y a deux mois et qui avait mobilisé plus de 1 200 participants. « Aujourd’hui, ce club est officiellement lancé », a-t-il déclaré, avant de préciser que son objectif est triple :
– Réunir les acteurs du financement autour d’une même table.
– Échanger sur les dossiers reçus par le FODIP et permettre aux institutions de se positionner.
– Remonter les enjeux liés à la réglementation, à la fiscalité et aux difficultés pratiques rencontrées par les institutions de financement.
Une problématique persistante
Le directeur général a souligné que 95 % des entreprises ayant sollicité le FODIP en 2025 n’ont jamais bénéficié de financement, malgré l’existence de fonds dédiés aux PME dans les banques. « La vraie question est de savoir pourquoi l’offre de financement ne rencontre pas la demande », a-t-il martelé.

Selon lui, l’une des explications avancées par les banques est le manque de structuration des PME. « Mais toutes ne sont pas dans ce cas. Le rôle de l’État, à travers le FODIP, est aussi d’aider à structurer ces entreprises pour qu’elles deviennent finançables », a-t-il ajouté.
Des perspectives concrètes
Le Club des financeurs se réunira tous les trois mois pour examiner les dossiers et statuer sur ceux qui intéressent les banques et institutions assimilées. Un premier bilan est prévu en 2027 sur les activités menées en 2026.
La vision du ministre
Présidant la cérémonie, le ministre Aboubacar Kourouma s’est dit satisfait de cette initiative. Il a rappelé que de nombreux porteurs de projets structurants peinent à obtenir des financements, faute de garanties jugées suffisantes par les institutions. « Ce club permettra de rendre les projets bancables et de mettre en relation les entrepreneurs avec des institutions en surliquidité, désireuses de donner de la valeur à leurs ressources », a-t-il affirmé.
Pour lui, cette plateforme constitue une opportunité majeure pour les PME, en vue de créer de la valeur, d’accélérer l’industrialisation et de favoriser la création d’emplois décents.
Par Aboubacar II Sylla
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