L’infertilité, définie par l’absence de grossesse après 12 mois de rapports sexuels réguliers et non protégés, constitue un défi médical majeur. Son exploration biologique est une étape incontournable pour comprendre les causes et orienter la prise en charge. Les examens de laboratoire permettent d’évaluer la réserve ovarienne, la fonction ovulatoire et la qualité du sperme, afin d’établir un diagnostic précis.
Chez l’homme : l’évaluation de la fertilité masculine
Spermogramme : examen de première intention, il analyse le volume de l’éjaculat, la concentration, la mobilité et la vitalité des spermatozoïdes.
Spermocytogramme : complète le spermogramme en étudiant la morphologie des spermatozoïdes.
Spermoculture : recherche d’infections bactériennes ou fongiques pouvant altérer la qualité du sperme.
Bilan hormonal masculin : indiqué en cas d’anomalies sévères (azoospermie, oligospermie), il inclut FSH, LH, testostérone totale et prolactine.
Chez la femme : l’évaluation de la fertilité féminine
Bilan hormonal de réserve ovarienne (J2-J3 du cycle) : FSH, LH et œstradiol évaluent la commande hypophysaire et la maturation folliculaire. L’AMH est le marqueur le plus fiable de la réserve ovarienne.
Bilan ovulatoire de seconde phase (vers J21) : le dosage de la progestérone confirme la qualité de l’ovulation.
Dosages hormonaux complémentaires : TSH pour dépister les troubles thyroïdiens et prolactine pour identifier une hyperprolactinémie pouvant bloquer l’ovulation.
Approche intégrée
L’interprétation des examens biologiques doit être systématiquement associée à l’imagerie médicale (hystérosalpingographie, échographie pelvienne) et réalisée au sein du couple. Cette démarche globale permet d’orienter les patients vers des solutions adaptées : traitement médical, chirurgie ou assistance médicale à la procréation.
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