L’État veut un cadre disciplinaire dans la santé publique à l’image de celui de l’armée, indique la HSC, l’organe gouvernemental chargé notamment d’exercer le pouvoir disciplinaire dans le secteur.
La Commission de la santé (HSC) a proposé, devant la Commission parlementaire de la santé, l’adoption d’un règlement disciplinaire spécifique au secteur, visant à durcir et à accélérer les procédures engagées contre les agents de santé en cas de manquement. Ces dispositions porteraient notamment sur la négligence professionnelle, y compris lorsqu’elle entraîne la mort d’un patient, l’absentéisme, le cumul d’emplois — avec l’obligation de choisir entre un poste dans le secteur public et un emploi dans le privé — ainsi que les départs en formation sans autorisation.
Le président de la HSC, Henry Mwebesa, a expliqué que le président de la République avait demandé l’élaboration d’un règlement intérieur spécifique au secteur, « à l’image de celui de l’armée ». Ce règlement viendra s’ajouter aux textes régissant la fonction publique. « Si un agent de santé, par négligence, cause la mort d’une mère, il faut de six mois à un an pour le sanctionner. Avec le règlement spécifique, nous n’aurons plus à attendre six mois pour le mettre à la porte », a-t-il affirmé.
Créer un centre d’évaluation à Butabika
En février 2026, une infirmière de Butaleja a été traduite en justice pour la mort d’une femme enceinte, qu’elle aurait omis de référer selon les procédures. À Luuka, un agent de santé avait été arrêté en 2024 après la mort d’un enfant, dans un contexte d’absentéisme généralisé, selon des médias locaux.
Henry Mwebesa a demandé à la Commission parlementaire d’appuyer le projet de création d’un centre d’évaluation à Butabika, ainsi que la masse salariale nécessaire au recrutement de 1 200 agents de santé, dans le cadre du budget 2026-2027. Des parlementaires ont exprimé leurs inquiétudes face au manque d’effectifs dans plusieurs établissements de santé, aux difficultés à attirer du personnel qualifié en dehors des grandes villes et au maintien prolongé d’agents dans des fonctions intérimaires, une situation jugée illégale.
dpa

























