L’artiste guinéen Ibro Diabaté a quitté Conakry dans la nuit de mardi pour la Tunisie, où il bénéficiera d’un mois de soins médicaux spécialisés. Cette prise en charge intégrale, rendue possible par une instruction du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, est saluée par le monde culturel comme un geste fort en faveur des artistes.
À l’aéroport, la délégation officielle était conduite par Mme Barry Nènè Satourou Diawara, conseillère chargée de la culture et de l’artisanat, représentant le ministre Moussa Moïse Sylla. Elle était accompagnée du Directeur national de la Culture, du Directeur général adjoint du Bureau guinéen du droit d’auteur (BGDA) et du Directeur général adjoint du spectacle.
Une volonté présidentielle affirmée pour la culture
Selon la conseillère, le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, à travers le BGDA, a organisé ce séjour médical. Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la politique d’assurance santé instaurée par le chef de l’État pour les artistes et professionnels de la culture. Elle fait suite à d’autres prises en charge, dont celle récente de l’artiste Marcus du groupe Banlieusard.

« Pour le Président de la République, le développement d’un pays ne se limite pas aux infrastructures, c’est aussi l’éducation, la transmission du savoir, la créativité et le patrimoine, notre identité », a rappelé Mme Diawara, adressant ses vœux de prompt rétablissement à l’artiste.
L’émotion d’Ibro Diabaté
Très ému avant son départ, Ibro Diabaté a expliqué que ses ennuis de santé sont liés aux séquelles d’une ancienne injection, provoquant des douleurs persistantes au pied et nécessitant des bilans cardiologiques approfondis.
« Les mots me manquent pour remercier le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya », a-t-il confié, exprimant également sa gratitude envers le ministère, le BGDA – qu’il qualifie de « maison des droits » – et l’ensemble du milieu culturel guinéen.
Avant d’embarquer, l’artiste a salué le nouveau dynamisme insufflé au secteur culturel par les autorités actuelles, qu’il considère comme porteur d’espoir pour les créateurs et les professionnels du domaine.
AT

























