Doter le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique de réformes ambitieuses pour les prochaines années, conformément au programme « Simandou 2040 », demeure aujourd’hui la vocation principale de la ministre Dre. Diaka Sidibé et de son cabinet. C’est dans cette dynamique que s’est tenu le lancement officiel des projets MPS-30 et MPS-32, marquant une étape décisive dans la réforme de l’enseignement supérieur guinéen.
La cérémonie s’est déroulée ce lundi 27 avril 2006 dans un réceptif hôtelier de Conakry, en présence des recteurs des différents instituts, du délégué général de l’unité d’exécution de Simandou 2040, Mamadou Angelo Diallo, de la conseillère à la Primature ainsi que de plusieurs autres personnalités.
Dans son intervention, le directeur général de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Dr. Sivory Doumbouya, s’est dit satisfait de la tenue de cet atelier. Il a rappelé que l’enseignement supérieur doit être un puissant levier de transformation économique et sociale. Depuis 2022, le ministère a mené un travail considérable de réforme curriculaire, mobilisant plus de 90 enseignants-chercheurs nationaux et 103 experts étrangers, avec la mise en place de 60 programmes de master et d’apprentissage. Ces acquis constituent aujourd’hui le socle sur lequel reposent les projets MPS-30 et MPS-32.

De son côté, Mamadou Angelo Diallo a salué l’initiative de Mme la ministre, soulignant que « la richesse de demain ne se mesure pas seulement en termes de minerais exportés, mais en notre capacité à transformer notre université ». Il a insisté sur la nécessité d’adapter les modèles académiques aux réalités socio-économiques actuelles, en lien avec la vision du programme Simandou 2040.

Prenant la parole, Dre. Diaka Sidibé a remercié l’ensemble des participants avant de mettre en avant l’importance stratégique de ces projets : « La République de Guinée franchit aujourd’hui une étape décisive vers la construction d’un système de formation à la hauteur de ses ambitions et de son potentiel. Ces deux projets ne sont pas de simples réformes administratives, mais l’expression d’une volonté politique forte portée par le président de la République. »
Elle a rappelé que la réforme engagée en 2022 a permis de reconstruire plus de 140 programmes de formation et de mettre en place des outils méthodologiques solides. Toutefois, des défis persistent, notamment l’adéquation entre formation et emploi ainsi que l’implication du secteur privé. Les projets MPS-30 et MPS-32 visent précisément à combler ces lacunes en alignant les contenus pédagogiques sur les besoins du marché du travail et sur les standards internationaux (système LMD et crédits académiques).
La ministre a également insisté sur la nécessité de préparer les étudiants aux métiers de demain, tels que l’intelligence artificielle, le numérique et la science des données, tout en créant un cadre national des diplômes.
En conclusion, Dre. Diaka Sidibé a affirmé : « Le programme Simandou 2040 n’est pas seulement un projet minier, c’est une vision globale de développement qui place l’éducation et la culture au cœur de la croissance économique. Notre responsabilité est de transformer nos ressources naturelles en capital humain. »
Par Aboubacar II Sylla
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