Depuis plusieurs mois, la République de Guinée est confrontée à une crise de liquidités qui perturbe de nombreux secteurs de l’économie nationale. Pour éclairer l’opinion publique sur cette situation, Mohamed Kourouma, PDG du groupe Hamana, a animé une conférence de presse le samedi 18 avril.
Face aux inquiétudes grandissantes des citoyens, l’homme d’affaires a tenu à relativiser l’ampleur du problème. Selon lui, la Guinée ne souffre pas d’un manque d’argent, mais d’un dysfonctionnement dans sa circulation. « L’argent existe, mais il ne circule pas », a-t-il affirmé devant les journalistes.
Mohamed Kourouma a expliqué que cette difficulté est liée en grande partie au faible taux de bancarisation dans le pays. Une large frange de la population ne possède pas de compte bancaire, ce qui maintient une part importante des liquidités en dehors des circuits financiers formels.
Ce phénomène, a-t-il poursuivi, réduit la capacité de l’État et des institutions financières à contrôler et redistribuer efficacement les ressources monétaires. Pour le PDG du groupe Hamana, la crise actuelle relève donc davantage d’un problème de circulation de la monnaie que d’une véritable pénurie de liquidités.
Par Aboubacar II Sylla

























