Ces fonds visent à lutter contre les maladies non transmissibles, qui ont augmenté de 13 points de pourcentage entre 2000 et 2019, s’accompagnant d’une mortalité précoce.
L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé un financement de 28 millions de dollars provenant d’acteurs privés et philanthropiques danois, destiné à améliorer la santé des réfugiés et des communautés d’accueil dans cinq pays d’Afrique de l’Est. Cette initiative repose sur trois partenariats majeurs avec la Fondation Novo Nordisk, la World Diabetes Foundation (Fondation mondiale contre le diabète) et l’entreprise Novo Nordisk. Elle cible le Kenya, l’Éthiopie, la Tanzanie, le Burundi et le Rwanda, qui accueillent plus de 2,3 millions de personnes déplacées de force.
Partenariat pour renforcer et moderniser les infrastructures
D’une durée de trois ans, ces partenariats s’articulent autour de trois priorités transversales, dont l’amélioration de la prévention et de la gestion des maladies non transmissibles (MNT), principalement le diabète et l’hypertension qui sont les maladies chroniques les plus courantes. En outre, ces partenariats visent à renforcer les infrastructures sanitaires par la formation du personnel et la modernisation des infrastructures. En parallèle, ils entendent promouvoir l’inclusion des réfugiés dans les systèmes de santé nationaux, afin de garantir un accès équitable aux soins.
Selon le HCR, les personnes contraintes de fuir disposent souvent d’un accès très limité au diagnostic et au traitement, ce qui les expose à une dégradation de leur qualité de vie, voire à un décès prématuré dû à ces maladies, dont beaucoup auraient pu être évitées ou du moins traitées à temps. Ces partenariats s’appuient sur les acquis des collaborations existantes, avec l’objectif d’étendre des modèles de soins éprouvés et d’introduire de nouvelles mesures résilientes au climat, d’améliorer les systèmes de données intégrés et de renforcer la continuité des soins au-delà des frontières.
Selon l’OMS, les MNT représentant 74 pour cent de la mortalité mondiale contre 37 pour cent seulement en Afrique. Toutefois, elles progressent rapidement dans le continent et s’accompagnent d’une mortalité plus précoce qu’ailleurs.
dpa

























