Le Tribunal de Première Instance (TPI) de Dixinn a tenu, ce jeudi 30 juillet 2026, une audience très attendue dans l’affaire d’enlèvement d’enfant survenu au Centre Médical Communal (CMC) de Ratoma en octobre 2024.
Le substitut du procureur, Fanka Oularé, a requis trois ans de prison contre Haby Diallo, fonctionnaire aux impôts, poursuivie pour avoir enlevé un nourrisson. Il a par ailleurs demandé l’acquittement de la sage-femme Fatoumata Condé, estimant que les délits reprochés à son encontre n’étaient pas constitués. Concernant les sages-femmes Djenab Diallo et Kadiatou Bangoura, toutes deux en service au centre de santé Flamboyant, le parquet a requis un an de prison dont six mois assortis de sursis, ainsi qu’une amende de deux millions de francs guinéens.
Durant les débats, Djenab Diallo et Kadiatou Bangoura ont reconnu leur implication et plaidé coupables des faits de « complicité et faux en écriture publique », demandant pardon à la victime, Makalé Soumah. En revanche, Fatoumata Condé, sage-femme à la clinique Fotoba, a maintenu son innocence depuis l’enquête préliminaire.À la barre, Haby Diallo a expliqué avoir agi sous la pression de son second foyer, après plusieurs fausses couches, et a reconnu avoir gardé l’enfant pendant deux semaines avant son baptême. Elle a affirmé avoir bénéficié de l’appui de Fatoumata Condé, ce que cette dernière a catégoriquement nié.
La victime, Makalé Soumah, marchande de profession, a relaté avec émotion les circonstances de la disparition de son enfant, affirmant avoir immédiatement porté plainte contre Haby Diallo.
Le verdict dans cette affaire, qui implique à la fois enlèvement, complicité et faux en écriture publique, est attendu ce vendredi 31 juillet 2026.
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