La drépanocytose est la maladie héréditaire du sang la plus répandue au Ghana, où environ 18.000 enfants naissent chaque année avec cette pathologie et un habitant sur quatre en est porteur.
Le Service de santé du Ghana (GHS) et le Centre international de la drépanocytose (ISCC) ont signé un protocole d’accord de cinq ans visant à renforcer la lutte du pays contre cette maladie héréditaire du sang. L’accord prévoit une coopération dans les domaines de l’éducation, du dépistage, de la prise en charge des patients, de la recherche et de l’élaboration des politiques publiques, a indiqué le GHS.
L’un des premiers axes du partenariat consistera à soutenir la mise en œuvre d’un programme national d’éducation consacré à la drépanocytose, a-t-on souligné.
La drépanocytose reste la maladie héréditaire du sang la plus répandue au Ghana. Environ 18.000 enfants y naissent chaque année avec cette pathologie, tandis que près d’un quart de la population est porteuse du gène responsable.
Le pays applique une Stratégie nationale de lutte contre la drépanocytose (2024-2028) et a lancé en 2025 des lignes directrices relatives au dépistage et à la prise en charge de la maladie. L’enjeu est désormais de transformer ces cadres stratégiques en mesures coordonnées et durables sur le terrain.
Une maladie génétique aux lourdes conséquences
La drépanocytose provoque une déformation des globules rouges, lesquels prennent une forme de faucille au lieu de leur forme ronde habituelle.
Cette anomalie entraîne des crises douloureuses, une anémie chronique, un risque accru d’infections et, à terme, des complications pouvant toucher plusieurs organes. Particulièrement répandue en Afrique subsaharienne, la maladie reste, selon les experts, largement méconnue du grand public malgré son ampleur.
S’il n’existe pas de moyen d’empêcher la transmission génétique de la drépanocytose, le dépistage précoce – avant la grossesse ou dès la naissance – et un suivi médical régulier permettent d’en limiter les complications.
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