La Direction préfectorale de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire a lancé une importante campagne de déguerpissement le long de l’axe Maferinyah Senguélén. Cette initiative, visant à récupérer les domaines spoliés de l’État, s’est déroulée sous la supervision des autorités locales et avec le soutien des forces de défense et de sécurité.
Après une journée consacrée au marquage des constructions illégales et à la sensibilisation des riverains, les équipes ont entamé la démolition de plusieurs édifices non conformes, notamment des bâtiments, kiosques et magasins implantés anarchiquement dans le centre de Maferinyah.
Sur le terrain, Moussa Condé, directeur préfectoral en charge de l’opération, a précisé que cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’élargissement de la voie publique à 30 mètres et de la libération des emprises, bien connues des habitants. Il a rappelé que le premier marquage avait eu lieu en 2020, soulignant que cette fois-ci, l’objectif est clair : « déguerpir, démolir et dégager complètement les emprises ».
Malgré les annonces préalables, plusieurs citoyens ont exprimé leur étonnement face à la rapidité de l’intervention, notamment l’arrivée soudaine des bulldozers sur les sites concernés.
Pour M’Bemba Soriba Camara, président de la délégation spéciale de Maferinyah, cette opération marque une étape cruciale dans le processus de développement de la sous-préfecture. « Elle s’inscrit dans une vision globale de réorganisation et de modernisation de la localité », a-t-il affirmé.
Il est à noter que cette campagne est strictement encadrée par les forces de défense et de sécurité, garantissant le bon déroulement des opérations.
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