Dans la préfecture de Koubia, la situation des infrastructures sanitaires est préoccupante. Sur les 54 postes de santé opérationnels, seuls trois sont dirigés par des agents de l’État. Le manque criant de personnel qualifié et d’infrastructures adéquates freine considérablement l’accès aux soins.
Par ailleurs, 25 de ces postes ne comptent qu’un seul agent pour couvrir l’ensemble de leur zone d’intervention, ce qui limite fortement la capacité de prise en charge des patients.
Selon le Comité Technique Préfectoral de la Santé, la majorité des postes de santé sont dans un état de délabrement avancé, ne répondant plus aux normes sanitaires exigées. Cette dégradation compromet sérieusement la qualité des services médicaux et la couverture sanitaire du territoire.
Le chargé de communication du district sanitaire de Koubia a exprimé son inquiétude face à cette situation jugée alarmante.
Certaines localités, telles que Gadha-Woundou et Timbérein, ne disposent d’aucune structure sanitaire fonctionnelle, alors même que leur position géographique est stratégique — notamment en période d’inondation ou en raison de leur proximité avec les frontières.
Pour remédier à cette crise, le Directeur Préfectoral de la Santé, Dr Zézé Béavogui, a formulé des recommandations urgentes :
– La construction d’un centre de santé amélioré à Gadha-Woundou ;
– L’implantation d’un poste de santé à Timbérein, dernier district frontalier avec la région de Kéniéba, au Mali.
Ces mesures visent à renforcer l’accès aux soins dans les zones les plus vulnérables, à accroître la résilience du système sanitaire local face aux catastrophes naturelles, et à atténuer les effets de l’enclavement sur les populations.
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