La commune rurale de Kamsar, dans la région de Boké, a vécu ce jeudi 09 juillet 2026 un moment historique. Sur l’esplanade du marché de Filima, dix communautés locales ont proclamé publiquement leur abandon définitif des mutilations génitales féminines (MGF) et des mariages d’enfants.
Cette décision s’inscrit dans la continuité des engagements déjà pris par les populations de Koba (Boffa) et de Parawol (Boké), dans le cadre de la lutte nationale contre les pratiques traditionnelles jugées néfastes.
Le maire de Kamsar, Sékou Oumar Sylla, a salué la détermination des collectivités concernées et réaffirmé leur soutien aux structures de protection de l’enfance. Selon lui, cette mobilisation traduit une volonté ferme de promouvoir les droits des filles et de garantir leur avenir.
Lors de la cérémonie, des jeunes filles ont pris la parole pour sensibiliser l’assistance sur les dangers liés aux MGF et aux mariages précoces, insistant sur la nécessité de protéger la santé et la dignité des femmes.
La directrice de cabinet du gouvernorat de Boké, Hadja Gnalen Condé, a félicité les communautés pour leur courage et exhorté les populations à respecter les engagements pris. Elle a rappelé que l’éradication de ces pratiques exige une vigilance collective et un suivi constant.
Les autorités sous-préfectorales ont, à leur tour, procédé à la signature officielle des déclarations d’abandon, donnant ainsi une valeur juridique et communautaire à cette initiative.
Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique plus large : déjà en 2024, quarante-deux communautés des districts de Madina Borboff, Kassongony et Kassôpô avaient renoncé à l’excision et aux mariages d’enfants.
AT

























