La Secrétaire Générale du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique a présidé, ce vendredi 18 juillet 2025 à Dalaba, la cérémonie d’ouverture officielle de la réunion de la plateforme technique nationale multisectorielle dédiée à la mise en œuvre des activités de santé communautaire. Cette rencontre vise à harmoniser les interventions des différents acteurs, mutualiser les ressources et renforcer la coordination de tous les intervenants dans ce domaine au niveau national.
Les travaux, entamés jeudi et prévus jusqu’au 19 juillet, rassemblent des participants issus des ministères de la Santé et de l’Administration, ainsi que de la société civile et des institutions partenaires. Ils permettront notamment de :
– Partager les orientations du Département dans le cadre du développement du système de santé ;
– Revoir les recommandations formulées lors de la précédente plateforme tenue du 26 au 28 décembre 2024 à Boké ;
– Faire le point sur la supervision semestrielle S2 2024 ;
– Échanger sur les expériences des présidents des délégations spéciales des communes invitées concernant les mécanismes de pérennisation des actions en santé communautaire ;
– Partager le niveau de réalisation des activités menées par les inspections régionales au cours de la période conforme au canevas établi ;
– Identifier les goulots d’étranglement dans la mise en œuvre des activités ;
– Formuler des recommandations par niveau.
Dans son allocution, la Secrétaire Générale a rappelé que le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique bénéficie de la refondation initiée par le Président de la République, SEM le Général Mamadi Doumbouya. Ce processus répond aux besoins et préoccupations des communautés à travers des actions concrètes, ambitieuses et audacieuses fondées sur des données factuelles. Elle a souligné que, dans ce cadre, des infrastructures sanitaires ont été rénovées et construites, équipées convenablement, et que des recrutements de personnel ont été effectués.
Elle a ajouté :
« La santé communautaire est devenue l’un des programmes prioritaires du Ministère. Elle vise à rapprocher un paquet de services intégrés des populations, dans la perspective de l’atteinte de la couverture santé universelle. Le projet de construction de 100 nouveaux centres de santé sur l’ensemble du territoire national s’inscrit dans ce cadre, dont le premier lot de 50 centres a déjà fait l’objet de contrat. »



La stratégie nationale de santé communautaire apparaît comme un levier pour appliquer le code des collectivités, en transférant une partie des compétences de l’État aux autorités locales.
« Pour garantir la réussite de ce programme, il est crucial d’organiser des rencontres périodiques afin d’évaluer le niveau de mise en œuvre des activités, partager les expériences, identifier les insuffisances et proposer des pistes de solution. Cette réunion s’inscrit pleinement dans ce cadre », a-t-elle conclu.
À cette occasion, elle a distribué, au nom du Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, des exemplaires du Projet de Nouvelle Constitution garantissant la Couverture Sanitaire Universelle (CSU) aux participants et autorités locales, pour qu’ils s’en approprient et les partagent avec les populations.
Prenant la parole, la Directrice Nationale Adjointe de la Santé Communautaire et de la Médecine Traditionnelle, Dre Makony Donzo, a précisé que l’objectif est de contribuer à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment le pilier 5 du Programme Simandou 2040, centré sur le rapprochement des soins vers les communautés.
« Cette réunion, organisée deux fois par an, constitue une instance de coordination multisectorielle. Elle réunit diverses parties prenantes pour débattre de questions relatives à la santé communautaire et identifier ensemble des solutions pérennes pour mieux rapprocher les services de santé des citoyens. »
Au nom des partenaires techniques et financiers, Dre Lune Ananie a salué les défis soulevés lors de cette rencontre, estimant que des solutions concrètes pourront émerger pour faciliter la mise en œuvre des actions pérennes en santé communautaire. Elle a réaffirmé leur engagement à accompagner ce processus.
Enfin, les autorités locales et sanitaires de Dalaba et Mamou ont exprimé leur gratitude pour le choix porté sur leur préfecture pour accueillir l’atelier, tout en remerciant les responsables pour les avancées concrètes dans le secteur de la santé.
T-A

























