Le personnel soignant de l’hôpital régional de N’Zérékoré a pris part, ce matin, à une séance de formation consacrée au consentement éclairé du patient, animée par le Directeur Général de l’établissement, Dr Kaba Keita, et le médecin légiste Dr Mamadou Oury Diallo.
Cette initiative vise à renforcer les compétences des praticiens sur une notion clé qui associe droits du patient, éthique médicale et qualité des soins.
Une responsabilité double pour les médecins
Le médecin, en tant que soignant mais aussi officier public, occupe une position particulière. En cas de litige, il peut être exposé à une responsabilité civile, disciplinaire, voire pénale. Dans un hôpital régional, souvent centre de référence pour une vaste zone, la maîtrise des règles de preuve devient essentielle.
Un consentement mal recueilli — qu’il soit oral non tracé, entaché d’un vice ou insuffisamment informé — constitue l’une des principales causes de condamnation des établissements de santé. Les médecins, parfois seuls spécialistes dans leur discipline, doivent donc être parfaitement préparés à rédiger des notes conformes aux exigences légales.
Les bénéfices attendus
La formation a mis en lumière les avantages d’une meilleure pratique du consentement éclairé :
– Sur le plan juridique : réduire l’exposition aux poursuites.
– Sur le plan médical : améliorer l’adhésion et l’observance des soins.
– Sur le plan humain : instaurer une relation équilibrée entre médecin et patient, dans des contextes où les schémas d’autorité demeurent parfois figés.
Un engagement au-delà de l’administration
En prenant personnellement part à cette formation, le Directeur Général Dr Kaba Keita confirme son rôle de leader pédagogique. Son action illustre une volonté de bâtir un système de santé plus moderne, résilient et centré sur le patient.
Cette dynamique marque une étape importante dans la transformation des pratiques médicales à N’Zérékoré, où l’hôpital régional entend se positionner comme un modèle de rigueur et d’humanité.
AT

























