La surveillance de la résistance aux antimicrobiens permet au Kenya et au Rwanda de disposer de données plus fiables pour lutter contre l’inefficacité croissante des médicaments.
Le Kenya et le Rwanda sont désormais mieux à même d’orienter les traitements, de renforcer la santé publique et de préserver l’efficacité des médicaments essentiels grâce à l’amélioration de leurs systèmes de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (RAM), a indiqué l’OMS. Une étape clé de cette avancée a été le passage à la transmission de données individuelles via le Système mondial de surveillance de la résistance aux antimicrobiens et de leur usage (GLASS), permettant aux deux pays de collecter et d’analyser des informations plus précises sur la résistance.
Le Kenya a soumis ses premières données sur la RAM au système GLASS en 2021, avant d’adopter la notification de données individuelles en 2025. Cette évolution permet la surveillance de la consommation d’antimicrobiens, offrant une vision plus complète des tendances de la résistance. Lancé en 2017 avec deux sites pilotes, le dispositif kényan de surveillance s’est étendu à un réseau national de 32 sites. Parallèlement, le pays a renforcé ses laboratoires, sa gestion des données et les compétences de son personnel.
Mieux suivre l’évolution de la résistance
Quant au Rwanda, depuis son adhésion au système GLASS en 2022 et la transmission de ses premières données en 2023, le pays collabore étroitement avec les hôpitaux, les institutions nationales et les partenaires techniques pour renforcer la collecte et la transmission des données. Lors du cycle GLASS de 2025, le Rwanda a commencé à transmettre des données agrégées et individuelles. Les informations recueillies auprès de quatre grands hôpitaux de référence permettent aux autorités sanitaires de mieux suivre l’évolution de la résistance.
La transition vers les données individuelles a rencontré des difficultés. Le Kenya a relevé des problèmes d’interopérabilité, des variables patients manquantes et des capacités limitées de validation. Le Rwanda a fait face à la collecte manuelle, au manque de ressources humaines et à une faible interopérabilité des systèmes hospitaliers.
dpa

























